« Tu devrais prendre soin de toi. »

Cette phrase, je l’entends souvent.

Comme beaucoup d’entre nous, je réponds généralement :

« Oui, il faudrait… »

Et puis la vie reprend.

Le travail.

Les projets.

Le sport.

Les réseaux sociaux.

Les rendez-vous.

Les obligations.

On continue.

On avance.

On tient.

Jusqu’au jour où notre corps nous souffle doucement :

* »Et moi, quand est-ce que tu m’écoutes ? »

Une invitation qui est arrivée au bon moment

Dimanche, j’ai eu la chance d’être invitée au Spa Lanqi pour découvrir deux soins inspirés de la médecine traditionnelle chinoise :

Le Chi Nei Tsang, un massage viscéral ancestral centré sur le ventre.

Le Moxa Magic, une technique associant chaleur et ventouses, pensée pour stimuler la circulation, détendre les tissus profonds et accompagner le rééquilibrage du corps.

Avant d’y aller, je pensais vivre un simple moment de détente.

Je ne savais pas que cette heure allait me faire réfléchir sur une chose bien plus profonde.

Et si notre ventre gardait tout ce que nous ne disons pas ?

On parle souvent du cœur lorsqu’il est question d’émotions.

Pourtant, notre ventre est lui aussi un formidable espace de mémoire.

Le stress.

Les peurs.

Les tensions.

Les non-dits.

Les inquiétudes.

Au fil des années, notre corps enregistre ce que notre esprit tente parfois d’oublier.

Pendant le soin, je n’avais rien à faire.

Pas de téléphone.

Pas de discussion.

Pas d’objectif à atteindre.

Seulement respirer.

Et recevoir.

Cela paraît simple.

Pourtant…

Je me suis rendu compte que ce n’était pas si naturel.

Recevoir est parfois plus difficile que donner

Nous savons donner.

Donner de notre temps.

De notre énergie.

De nos conseils.

De notre présence.

Mais lorsqu’il s’agit de recevoir…

Recevoir de l’aide.

Recevoir un compliment.

Recevoir de l’attention.

Recevoir du repos.

Recevoir un soin.

Pourquoi ressentons-nous parfois une forme de culpabilité ?

Comme si prendre soin de nous devait toujours venir après tout le reste.

Comme si nous devions mériter ce moment.

Pendant une heure…

Le drainage lymphatique profond.

Les ventouses chauffantes.

Le travail sur les fascias.

Le rééquilibrage Yin & Yang.

Tout cela faisait partie du protocole.

Mais ce que j’ai réellement vécu ne se résume pas à une technique.

J’ai senti mon corps ralentir.

Mon souffle devenir plus profond.

Mes pensées s’espacer.

Il y avait quelque chose de presque étrange dans ce silence.

Personne ne me demandait de produire.

Personne n’attendait une performance.

Je pouvais simplement être là.

Et cela m’a profondément apaisée.

Mon corps m’a rappelé une vérité essentielle

Ces dernières semaines, je vous ai beaucoup parlé de ralentir.

Des fortes chaleurs.

De ma pause sportive.

De la peur de perdre mes progrès.

De la Nouvelle Lune en Cancer.

Sans vraiment le chercher, tous ces sujets racontent la même histoire.

Ils parlent de notre difficulté à nous autoriser la douceur.

Comme si ralentir signifiait échouer.

Comme si écouter son corps était une faiblesse.

Et pourtant…

C’est souvent lorsqu’on cesse de lutter contre lui que l’on commence réellement à avancer.

Le Test Nadinezvous

Aujourd’hui, j’ai envie de vous poser une question.

Quand quelqu’un prend soin de vous…

Quelle est votre première réaction ?

A Je profite pleinement du moment.

B Je me sens un peu coupable.

Prenez quelques secondes.

Soyez honnête avec vous-même.

Votre réponse en dit peut-être beaucoup sur la manière dont vous prenez soin de vous au quotidien.

L’égrégore collectif

Cette semaine, j’aimerais que nous changions une seule habitude.

Lorsque quelqu’un vous proposera de l’aide…

Essayez de répondre simplement :

« Merci. »

Sans ajouter :

« Ce n’était pas nécessaire. »

« Tu n’aurais pas dû. »

« Je vais te rendre la pareille. »

Recevoir est aussi une forme de confiance.

Ce que cette expérience m’a appris

Je pensais découvrir un massage.

Je suis repartie avec une réflexion.

Prendre soin de soi n’est pas seulement réserver une heure dans son agenda.

C’est accepter de croire que notre bien-être mérite lui aussi une place.

Sans justification.

Sans culpabilité.

Sans avoir besoin d’être épuisé avant de s’y autoriser.

La Question Nadinezvous

Et toi…

Quand as-tu accepté, pour la dernière fois, que quelqu’un prenne soin de toi… sans ressentir le besoin de le mériter ?

J’aimerais beaucoup lire vos réponses en commentaire.

Parce que je suis convaincue que derrière cette simple question se cache une conversation que nous sommes nombreux à avoir besoin d’ouvrir.

Pour aller plus loin

Si cet article résonne en toi, je t’invite à découvrir également :

Le podcast Entre-Nadinezvous, où nous poursuivons ces conversations autour du corps, des émotions et des cycles de la vie.

Les derniers articles du blog, notamment « Pourquoi avons-nous si peur de perdre les progrès que nous avons mis des mois à construire ? » et « Nouvelle Lune en Cancer : Et si tu n’avais plus besoin d’être fort(e) tout le temps ? », qui explorent eux aussi notre rapport au ralentissement, à l’écoute de soi et à la vulnérabilité.

*Invitation
Merci Sandrine