Kiliwatch Paris et Sofiane Boukhari nous proposent une plongée dans l’histoire du vêtement de travail français de la fin du XIXe siècle aux années 50 et nous aident à trouver le bon souffle.
Au-delà de la tendance c’est l’origine du vêtement qu’ils nous racontent.
Sofiane fait partie de ces passionnés capables d’estimer finement la valeur marchande, sociologique et esthétique des produits et d’en expliquer les spéculations stylistiques actuelles.
« Archéologue » du vêtement de travail ancien, il sillonne depuis plusieurs années les routes de France pour collecter des pièces rares et uniques datant du début de la révolution industrielle aux années 50.
Une anthologie de 250 modèles rares de vêtements de travail français et britanniques seront présentés et mis en vente.
Outre ses trouvailles d’exception, Sofiane présentera sa marque Untitled Cloches. Des pièces uniques, fait-main et entièrement réalisées en France.
Toutes ces références sont distribuées au Japon et dans sa boutique du marché Paul Bert de St-Ouen, devenu la référence de grandes maisons telles qu’ACNÉ, RALPH LAUREN, MAISON MARTIN MARGIELA, CÉLINE, ISABEL MARANT… venus chercher le renouvellement de leurs collections actuelles ou tout simplement des amateurs-collectionneurs.
INDIGO : Si le vêtement de travail se définissait par une couleur, ce serait l’indigo. Il caractérise les uniformes anciens des paysans et ouvriers. La toile de Nîmes, un tissu de lin teint à l’indigo naturel à la fin du XIXème siècle deviendra l’inspiration fondatrice du Denim américain. Bleu « villette », « Chintz », tons pastel… cette couleur incarne l’histoire du vêtement de travail français et, au-delà d’une couleur, une véritable philosophie !
RAVAUDAGES : L’ouvrier ou le paysan, de la fin du XIXème siècle jusqu’aux années 50, ne possède qu’une tenue de travail. Il doit réparer les trous et déchirures inhérents au dur labeur. Pour cela, de magnifiques broderies manuelles ou un travail de « patch » permettaient à un vêtement de dépasser l’espérance de vie des hommes. Les rapiècements et ravaudages illustrent le vécu d’une pièce, son pedigree.
PATINE : Le vêtement de travail ancien a toujours utilisé des matières solides et rugueuses avec cette idée fondamentale : un homme, une vie, un vêtement. Ainsi, la moleskine, le lin, le chanvre, à la fois robustes et souples, étaient capables de résister au soleil, à la pluie mais surtout aux mouvements réguliers et répétés des travailleurs. La patine est donc la teinte naturelle que prenait l’étoffe au fil des années.